Archives par mot-clé : Les Rémys

Les artistes du quartier au XIXe siècle…

Le docteur Gachet :

Médecin à Paris, généraliste adepte de l’homéopathie, de la phytothérapie – de ce qu’on appelle aujourd’hui les médecines douces- et intéressés depuis le début de ses études par les maladies nerveuses, le docteur Gachet achète une maison dans le quartier (rue des Vessenots, à présent rue Gachet) en 1872.

Maison Gachet
Maison Gachet
Maison Gachet (à gauche - début du XXe siècle))
Maison Gachet (à gauche – début du XXe siècle)
Maison Gachet aujourd'hui
Maison Gachet depuis la rue François Villon aujourd’hui  (au fond à gauche)

Artiste lui-même (surtout graveur), il sera l’ami des Impressionnistes et recevra dans sa maison : Cézanne, Pissarro, Guillaumin, Renoir, Goeneutte… mais surtout Van Gogh, en 1890.

Portrait du docteur Gachet par Van Gogh (localisation inconnue)

Cézanne :

Il arrive à Auvers à la fin de 1872 pour peindre avec son ami Pissarro (qui habite Pontoise) et s’initier à la vision et à la palette lumineuse des impressionnistes. Il suivra attentivement les conseils de Pissarro, changeant profondément sa façon de peindre.         Plusieurs toiles faites dans le quartier en témoignent. Il pratiquera également la gravure à l’eau forte chez le docteur Gachet.      Pendant presque deux ans, il logera dans une petite maison dans une impasse donnant dans la rue Rémy, avec sa compagne, Hortense Fiquet et leur fils.

Maison habitée par Cézanne
Maison habitée par Cézanne
Maison Gachet (tout au fond) par Cézanne
Maison Gachet (tout au fond) depuis la rue François Copée par Cézanne
Carrefour de la rue Rémy par Cézanne
Carrefour de la rue Rémy par Cézanne
La maison Gachet par Cézanne
La maison Gachet (vue sud) par Cézanne

 

Norbert Goeneutte :

Peintre et graveur, il restera trois ans dans une maison du quartier agrémentée d’un grand jardin et d’un bel atelier, avant de mourir de la tuberculose , en 1894,, malgré les soins prodigués par le docteur Gachet.

La maison de Goeneutte

Portait de Norbert Goeneutte en 1881
Le Boulevard de Clichy sous la neige1876 - Norbert Goeneutte 1854-1894
Le Boulevard de Clichy sous la neige (1876 – Norbert Goeneutte 1854-1894)

Les Rémys, un quartier, une histoire…

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L’histoire riche du quartier des Rémys nous motive pour en garder la mémoire et continuer à le faire vivre.

Entrée du quartier des Rémys
Entrée du quartier aujourd’hui

 

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Depuis le carrefour des rues Rémy, Gachet et Copée, la Chevalrue remonte en pente raide sur le plateau entre deux hauts talus. Dominée par de grands arbres, bordée par les entées d’anciennes carrières de pierre, elle a le charme particulier des endroits encore emprunts de sauvagerie, qui sont comme des interstices dans la ville. Ils nous donnent l’illusion, pendant un instant, d’être projetés dans le passé, dans un lieu sans âge. Cette rue, qui n’en a guère l’allure, est en fait un passage vers l’imaginaire, une de ces respirations nécessaires, qui font le charme des lieux où nous habitons.

 

A l’autre bout de la rue Rémy, l’Oise étire son ruban gris-vert au milieu des arbres. Autrefois, les lavandières venaient y travailler. La promenade sur le chemin de halage est toujours une occasion de connecter à la calme tranquillité de la rivière.

 

L’île de Vaux, au milieu de l’Oise, n’est accessible qu’en barque, préservée et mystérieuse.

 

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Il y a toujours quelques pêcheurs, mais malheureusement les guinguettes ont disparu le long de l’Oise.

 

Pasage à niveau des Rémys
Avant d’arriver à l’Oise, la voie de chemin de fer coupe en deux la rue Rémy. Reliant Auvers à Paris en une heure à partir de 1846, elle ne permet malheureusement plus aujourd’hui un accès direct à la capitale et les correspondances sont quelques fois hasardeuses, surtout le week-end…